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  • La réforme québécoise de l'éducation: une faillite philosophique :: reforme education
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    Apercu : Le bilan du renouveau pédagogique ou lart de jouer du violon quand le bateau coule! L'école: problème de ressources ou de vision ? Et les fous au pouvoir dont on entend les vociférations ne sont que les porte-paroles des délires avancés quelques années auparavant par un scribouilleur académique ». Ses maîtres mots sont (notamment) : constructivisme, pédagogie de projets, compétences et compétences transversales. Elle suscite, en ce moment même, de profonds et parfois déchirants débats, dont on pourrait en première approximation situer comme suit les protagonistes. Il était grandement temps de (re)prendre conscience de tout cela. Avant de préciser comment je vais procéder, je souhaite faire deux importantes remarques préliminaires. Mais, hélas, il ne peut ici en être autrement. Tout ce que je peux dire est que je me suis efforcé de prendre des exemples qui soient percutants et de les puiser à des sources importantes (des thèses universitaires, des documents officiels, des articles parus dans des revues reconnues dans le domaine et ainsi de suite). Dans la suite de cet article, je procéderai comme suit. La deuxième partie de ce texte propose une analyse de quelques erreurs philosophiques majeures commises par les concepteurs et promoteurs de la réforme. Après tout, ce sont bien elles qui ont été les conceptrices et les promotrices de la réforme. Comment expliquer les terribles carences que je met à jour? Gallie, il existe aussi des concepts qui ne peuvent être clarifiés et encore moins univoquement clarifiés par de seules considérations logiques et empiriques. Peters se fera le plus puissamment sentir. Peters, est celle des mots-activités (comme chercher) plutôt que celle des mots-succès (comme trouver). Cette compréhension, en retour, transforme la vision du monde et des choses de la personne éduquée. Il peut uvrer en science sans voir ce qui relie la science au reste et la place que celle-ci occupe dans un mode de vie cohérent. La science serait pour lui en ce cas une activité cognitivement cloisonnée. Au terme de cette analyse, des questions cruciales demeurent cependant entières. Il élabore pour ce faire une ambitieuse approche philosophique du curriculum dont la pièce centrale est la théorie des « formes de savoir ». Hirst propose que le savoir humain est organisé en « formes de savoir » logiquement distinctes et caractérisées par quatre critères. Hirst jugera bientôt préférable de joindre à la troisième est que chaque forme de savoir possède sa propre méthodologie. Dans des écrits ultérieurs, il révisera cette liste. Ceci posé, venons-en à présent aux choix philosophiques sur lesquels repose notre réforme. Je vais regrouper mes remarques autour de quatre thèmes. Le choix de ce qui est transmis en éducation peut ainsi être justifié par son inscription dans un ordre normatif (le vrai) et en référence à une hiérarchie de savoirs putatifs. Pythagore donne à penser que ce syllabus est absolutiste dans sa conception. Mais, dira-t-on, cela conduit peut-être au moins à de saines prescriptions pédagogiques? Toutes les recherches convergent pour inviter à penser le contraire. Elle est cependant logiquement rattachée à deux choses. Si en effet le savoir est défini comme des structures viables que construit le sujet à partir de son expérience, il est impossible de communiquer ces structures ou de décider pour autrui de leur viabilité. Une telle thèse demanderait à être longuement étayée par des arguments au moins aussi forts que ce qui est avancé, qui est extraordinaire. La littérature constructiviste à ce propos devient vite un imbuvable cocktail de relativisme, de solipsisme et de contradictions. Rousseau et tous les autres vous diront de toute façon, et souvent beaucoup mieux et plus clairement. Ce projet est une des plus sérieuses, des plus longues et des plus coûteuses expérimentations jamais réalisées en sciences sociales. Il est terrible que leurs conclusions ne soient pas plus connues et discutées. La littérature constructiviste, qui reste toujours hautement spéculative et ne propose pas de design pédagogique, donne des recommandations qui ne vont absolument pas dans ce sens. L'enseignant devrait donc se voir comme un co-apprenant. Pourquoi les projets proposés semblent-ils si peu structurés? Son rôle est de dresser un portrait global [] puis de laisser les élèves se prendre en mains. Vous vous faites du mauvais sang parce que vous ne connaissez pas un système numérique que vous croyez devoir enseigner? Les pédagogues dont je fais partie, ont commis des erreurs. Issu du monde des affaires, ce concept avait fait son apparition dès les années 60. Au point de départ, il était un outil pour lutter contre la qualification par le diplôme, sur laquelle se fondent les conventions collectives pour établir les reconnaissances et les hiérarchies professionnelles. L'appropriation de cette culture pourra se faire au quotidien, dans le cadre des « compétences transversales » acquises dans différentes matières. Charest, devant un parterre de 300 jeunes entrepreneurs. Québec aux vertus du monde des affaires. En attendant, nos futurs maîtres, disons ici du primaire, qui seraient typiquement incapables de nommer trois poètes québécois, seront supposés enseigner à apprécier la littérature ou quelque autre grandiloquent objectif de cette farine. Mill, et ainsi de suite, ils vont contribuer à la formation morale des enfants. Une question se pose alors : comment tout ça est-il possible? Le premier concerne la formation des maîtres. Il est temps de repenser très sérieusement la formation que nous offrons à nos futurs maîtres. Mon deuxième exemple portera sur la recherche. Remettre en question la valeur de la recherche en éducation est chose assez courante. Why is the reputation of educational research so awful? Ce fut le cas pour la recherche en enseignement des mathématiques. Quatre ans plus tard paraissait un gros ouvrage en deux volumes, où le caractère éclaté et finalement vain de la discipline apparaissait clairement. Nombreux sont ceux qui en doutent sérieusement. Ce portrait me semble globalement exact et correspondre parfaitement à ce que je constate depuis des années. Lincoln, auteurs réputés dans le domaine. Une fois balayée cette première génération, petit à petit, nous sommes arrivés à la quatrième génération de recherche en évaluation. Il y eut bien une évaluation. Le chercheur a donc cherché. Je veux terminer ce texte en revenant sur cette idée. Québec souhaite désormais pour ses enfants. Et je me demande dès lors de quelle légitimité peuvent bien se réclamer ceux et celles qui ont prôné et imposé un curriculum et des méthodes inspirées du constructivisme? On se trouve ici devant un flagrant déficit de légitimité. Auparavant, les élèves acquéraient au moins un certain bagage de faits concrets. La deuxième idée que je veux souligner est une troublante conséquence politique du relativisme cognitif. Pourquoi même envisager de débattre? Irak, nous qui avons construit la représentation contraire? Lien vérifié le 19 septembre 2005. Et vos enfants ne sauront pas lire ni compter. Consulté le 6 juillet 2005. Glasersfeld a eu une très grande influence sur les recherches qui y ont été effectuées. Une des plus grosses sottises de notre temps. Mais ne le disons pas trop fort : il y a tellement de gens qui en vivent». Can there be research in mathematical education? Les italiques sont dans le texte. Les italiques sont dans le texte. Les italiques sont dans le texte.

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